Jeudi 2 février 2012 4 02 /02 /Fév /2012 17:09

Les Plie empêtrés dans des contradictions

Une chercheuse vient de remettre une enquête qui pointe les difficultés qu'ont les Plie (plan locaux d'insertion pour l'emploi) à allier vocation initiale et objectifs individuels à remplir. Les premiers pénalisés par les contraintes des acteurs de ces plans sont les demandeurs d'emploi les plus en difficulté. Un dilemme difficile à résoudre.

Le CEE (Centre d'études de l'emploi) vient de publier une enquête menée par l'une de ses chercheuses, Gwenaëlle Perrier.  Celle-ci a mené, entre 2005 et 2009, un travail de terrain précis, aux conclusions pour le moins révélatrices.
Créés en 1993, les Plie (au nombre de 190) sont considérés comme des dispositifs "d'accompagnement renforcé", s'adressant aux chômeurs exclus durablement du marché du travail.

Telle est donc leur vocation première. Mais leurs financeurs (État, collectivités territoriales, Opca, Fonds social européen), leur ont fixé des objectifs précis en termes de nombre de retours à l'emploi des demandeurs.

Les acteurs confrontés à un dilemme

De plus, ces objectifs sont déclinés "au niveau de chaque référent"" par les responsables des dispositifs. Bien évidemment, qui dit "objectifs" dit "résultats". Or, "les acteurs se trouvent confrontés à un dilemme", souligne l'étude.
En effet, il faut, tout à la fois "aider accompagner les personnes le plus en difficulté et les plus éloignées de l'emploi"  et gérer "la contrainte des résultats, qui les incite à ne prendre en charge que les publics ayant des chances de réinsertions suffisantes". 
Une double injonction compliquée, d'autant plus que l'objectif principal du Plie, défini dans le protocole d'accord, est
d'amener en "sortie positive" une partie des demandeurs d'emploi.
Qu'est-ce qu'une "sortie positive" ? L'accès à un emploi dit "durable" (tout contrat de travail de plus de six mois) ou à une formation qualifiante, ou une création d'entreprise.

Un dispositif décliné de façon individuelle

Les signataires du protocole ont fixé comme "sorties positives" d'atteindre un pourcentage de 40 à 50 % de bénéficiaires du dispositif.  De plus, celui-ci se décline de manière individuelle. Ainsi, chaque référent a un "portefeuille", c'est-à-dire qu'il est chargé d'un certain nombre de demandeurs d'emploi, avec un objectif annuel de sorties positives. 
Cette déclinaison individuelle est une particularité des Plie.  Mais le fait de fixer des résultats chiffrés est en lien avec le mode de financement du dispositif. En effet, le cofinancement par le FSE (Fonds social européen) implique des contrôles financiers, ainsi que "la possibilité d'un remboursement d'une part des fonds communautaires en cas d'usage non conforme à la réglementation des FSE".
On imagine la pression des référents dans ce contexte de financements axés sur la performance.
Et, pour maintenir le cap, les acteurs des Plie sont confrontés à des objectifs pleins de contradictions. Remplir les conditions de sorties positives tout en gardant à l'esprit la spécificité du public dont ils ont la charge.
Plusieurs des personnes interviewées pour l'enquête reconnaissent la difficulté d'atteindre l'objectif : "Ce sont des personnes qui n'ont pas travaillé pendant au minimum un an (...) ou dans des emplois qui sont en voie de disparition. Il faut alors retravailler le projet, c'est difficile".

Une pression importante sur les référents

Surtout que, au vu de cette enquête, les membres de la direction des Plie admettent exercer une pression importante sur les référents.
La solution ? Sélectionner les demandeurs, cibler davantage « les publics les plus employables », comme le reconnaissent certains des référents « afin de maximiser leur chance d'atteindre leur objectif de sorties positives ». 
L'auteur de l'enquête constate d'ailleurs que cette pression peut amener « à opérer un tri au détriment de certaines catégories de demandeurs d'emploi ».  La vocation du Plie serait alors de plus en plus floue.
D'autant plus que, selon Gwenaëlle Perrier, « la circulaire instituant les Plie ne fournit pas de critères précis pour délimiter le public éligible ».  Ce sont souvent les conseillers à l'emploi de la mission locale ou de Pôle emploi qui orientent les demandeurs vers la structure.
Mais les chiffres priment, semble-t-il, comme le confirme une référente interviewée : « Le texte initial dit que le dispositif concerne les personnes les plus en difficulté. Or, on est limité dans le temps, censé avoir des résultats. (…) Au fil du temps, le dispositif est détourné, à cause de cette double obligation ». 
Une tentation de sélectionner les « meilleurs » a d'ailleurs été admise de manière implicite lors d'un séminaire. Mais, comme le souligne le rapport d'activité d'un Plie : « si le Plie choisit parmi le public en voie d'exclusion celui qui a le moins de problématiques, alors qui s'occupera des autres ? » Oui, qui ?

 

 

Source :
http://www.tsa-quotidien.fr/action-sociale/insertion/a-175401/les-plie-empetres-dans-des-contradictions.html

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Dimanche 25 septembre 2011 7 25 /09 /Sep /2011 12:42

Nouveau Souffle L'Anti-Chômage est une association de loi 1901 créée en 1993 à Dijon par des demandeurs d'emploi qui souhaitaient rompre l'isolement, partager leur expérience et s'unir pour contrer les effets négatifs du chômage.


Elle est composée de bénévoles : demandeurs d'emploi, personnes en contrat à durée déterminée ou bien salariés qui ont connu le chômage à un moment donné de leur parcours professionnel. Elle ne propose pas d'emplois ni de formation professionnelle.


Nouveau Souffle agit dans un esprit de solidarité et d'entraide afin de préserver la confiance en soi des personnes et de développer un mouvement d'expression, d'idées, de propositions à travers des échanges, des rencontres.

 

Elle intervient selon deux grands axes principaux :


     1) Travail de proximité auprès des demandeurs d'emploi et personnes en situation précaire.

     2) Développement d'un partenariat avec d'autres organismes en lien avec l'emploi.


Des réalisations ont été faites depuis notre création : depuis près de dix ans, à Dijon, les transports sont gratuits pour les demandeurs d'emploi, pour le tram, cela sera reconduit.


Nous restons mobilisés et entreprenons des actions, dont notre participation au Collectif Alerte (http://www.alerte-exclusions.fr/).

D'autres actions à venir sont en cours, venez nous rejoindre pour participer à leur mise en œuvre.

Ensemble, nous souhaitons évoquer la question du chômage, véritable fléau dévastateur.

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Deux permanences de Nouveau Souffle l'Anti-Chômage à Dijon : 

       - Maison des Associations :     

                     

2, rue des Corroyeurs, BP 21068 DIJON CEDEX
Tél. : 03 80 74 56 56
CHAQUE 1ER MARDI DU MOIS, DE 18 A 19 H

  

    MJC Montchapet :

 

1 Ter, rue de Beaune, 21000 DIJON

Tél : 03 8O 55 54 65

TOUS LES LUNDI DE 14 H 30 A 17 H

 

Courriel : nouveau.souffle@laposte.net
Blog : http://nouveausouffle.over-blog.com

Et aussi sur Facebook

 

ARTICLES : 

 

Changements dans les règles de l’indemnisation de demandeurs d’emplois

Les nouvelles règles controversées sur l’indemnisation des chômeurs s’appliquent du 1er juin 2011 au 31 décembre 2013.

Or être chômeur ne signifie pas forcément être indemnisé, car tout  dépend de la teneur de la convention d’assurance chômage, régulièrement révisée par les « partenaires sociaux » gérant l’Unedic.
Le gouvernement a donné son agrément au texte définissant les conditions d’indemnisation des demandeurs d’emplois. Cette nouvelle convention reprend l’essentiel du dispositif de la précédente. Selon la CFDT, elle accroît globalement la couverture des demandeurs d’emploi dans un contexte de crise économique, et assure des droits accrus à près d’un million de demandeurs d’emplois, et bénéficie notamment aux précaires et aux jeunes, a fait valoir le ministère de l’Emploi.
La durée minimale de travail est donc toujours fixée à quatre mois pour prétendre à une indemnisation, même en cas de réinscription au chômage.

Comme la précédente, la nouvelle convention se propose de remédier en partie à la difficulté d’indemnisation des jeunes et précaires, mais au prix d’un raccourcissement de l’indemnisation de chômeurs ayant travaillé plus longtemps. Seul le MEDEF trouve que « jamais une convention d’assurance chômage n’a été aussi protectrice ».

Pour ses détracteurs, la nouvelle convention « déshabille Pierre pour habiller Paul ».

Si 100 000 demandeurs d’emplois supplémentaires seront indemnisés, 800 000 allocataires verront leur durée d’indemnisation amputée.

 

Luc

 

Résumé de la soirée – rencontre « Handipassion’Entreprise », 2 ème édition, qui a eu lieu le mardi 29 mars à Ahuy.

Animée par Dolorès Charles, journaliste de la radio locale K6FM, et organisée par le Comité Départemental Handisport Côte d’Or, cette soirée avait pour but de « permettre aux personnes en situation de handicap en recherche d’emploi ou de stage, et aux responsables de ressources humaines d’entreprises ou d’administrations de se rencontrer ».

 

Elle fût organisée en 3 temps :

 

-         « Un challenge : faciliter la rencontre dans un cadre ludique et convivial. Des équipes mixtes, responsables de ressources humaines & vous-même s’affrontent. Et pour vous, vous permettre de montrer vos talents au-delà de votre différence. » (via des petits jeux : basket, tir à l’arc, sarbacane…).

-         « Des témoignages : partage d’expérience réussies, témoignages de personnes en situation de handicap ayant participé à la soirée HANDIPASSION’ENTREPRISE 2010 »

-         « Des prises de contacts : organisation de points de rencontre, pour des entretiens personnalisés avec des responsables de ressources humaines d’entreprises et d’administrations, afin de créer votre réseau de contacts. » (via un cocktail dînatoire).

 

Notre avis : le challenge était bidon, puisque ce n’était pas par des jeux adaptés à certains handicaps, que l’on allait pouvoir montrer nos talents professionnels (il se trouve que j’ai découvert à ce moment là que j’avais des talents pour le tir à l’arc, mais bon, curieusement ça ne pas m’a pas aidé pour agrandir mon réseau de contact. Bizarre hein ?).

Les témoignages étaient inutiles, si ce n’est prouver qu’il y avait eu au moins 2 personnes pour qui la soirée précédente avait été profitable …
Enfin la prise de contact était loin d’être parfaite : par un fait incroyable, pendant cette prise de contact, quasiment tous des responsables de ressources humaines d’administrations avaient mystérieusement disparu. Décidément, c’était pour moi la soirée de l’étrange.

 

Au final, une action de rencontre entre employeurs et demandeurs d’emplois comme les autres, c'est-à-dire très injustes. Les meilleurs ont leur chance, les autres, on s’en FICHE. D’ailleurs, la personne qui a conclu les témoignages était un responsables de ressources humaines : elle a insisté sur le fait que les recruteurs voulaient des COMPETENCES. On bien compris que les recruteurs n’ont pas du tout d’a priori sur les personnes handicapés. Même si vous êtes fortement handicapé, mais que vous êtes capables de contribuer efficacement à maintenir leurs PROFITS, les entreprises vous rencontreront.

Donc messieurs dames les demandeurs d’emploi handicapés, QUE LA CONCURRENCE ENTRE VOUS SOIT RUDE ET SANS PITIE !

Ce genre de rencontres fait effectivement réfléchir sur le handicap : socialement et financièrement, mieux vaut être un handicapé ayant beaucoup de COMPETENCES, qu’un jeune en parfaite santé mais sans diplôme.
Finalement, être sans de fortes compétences est aussi un handicap. Et bien que ce handicap soit « réparable », il n’est pas simple de le réparer (via des formations pour adultes). Et peu de choses sont proposées pour le compenser (des assedic puis un rsa maigre, mais absence cruelle de priorité pour certaines embauches quand ont est au chômage depuis longtemps).

Le pire étant de cumuler les deux handicaps. Les personnes peu diplômées sont davantage victimes de handicaps physiques. Dans une société qui se contente d’une loi (souvent non respectée) qui demande aux entreprises d’avoir 7 % de personnes handicapés parmi ses employés, plus un fond (AGEFIP) pour financer des formations, les personnes handicapées sont au final deux fois plus touchées par le chômage (20 % officiel) que les personnes normales.

 

Indigné31b5

 

La situation sociale à Mayotte, nouveau département français :

 

La situation économique est laborieuse, les gens vivant beaucoup de la pêche. Et très peu d’aides financières existent, puisqu’il n’y pas encore de RSA. Cependant sa mise en place est prévu rapidement, ce qui permettra de réduire la pauvreté, et donc fera beaucoup de bien à l’île. Il reste de gros problèmes de pollutions, qui commencent à être pris en compte. Enfin les services publics sont encore largement insuffisants.

 

RENCONTRES :

L’Association Nouveau Souffle L’Anti-chômage désire faire connaître des associations humanitaires, socioculturel ou social et s’inscrit actuellement dans une démarche de communication. Elle désire fédérer, rassembler …
 

1) Compte-Rendu de la rencontre entre l’association Nouveau Souffle L’Anti-chômage et l’association Comité pour le Droit au Travail des Handicapés et l’Egalité des Droits (CDTHED).

 

Nous avons reçu le 3 mai 2011 Mr Roland Cordier et Madame Marie-Thérèse Cordier, respectivement vice-président et trésorière du CDTHED, et correspondants de l’antenne de côte d’Or.


Le CDTHED a pour but la défense des intérêts matériels et moraux des handicapés. Elle assure la défense des intérêts des personnes handicapées, tant en ce qui concerne les dossiers personnels que les revendications collectives, en organisant les adhérents au plan local (une réunion chaque trimestre).

Ses actions concernent essentiellement tout ce qui est en lien avec l’emploi et l’accessibilité des personnes handicapées.

C’est une association militante, qui comme Nouveau Souffle L’anti-chômage, n’est pas gestionnaire de services officiels. De plus, elle est totalement indépendante financièrement.

L’Association établit la liste des revendications exprimées collectivement par les personnes handicapées elles-mêmes : droit à l’instruction, droit à des soins de qualité correctement remboursés, droit à un véritable emploi avec un véritable statut, droit à des ressources décentes (y compris pour ceux qui ne peuvent pas travailler), droit à l’autonomie et aux loisirs, aux transports, etc. Elle s’efforce de faire connaître ces revendications, et de les défendre le plus efficacement possible auprès des pouvoirs publics et des autorités concernées, en se plaçant exclusivement du point de vue des intérêts des handicapés et des familles. 

Sans se substituer aux organismes sociaux ni aux intéressés, le CDTHED assure aussi le conseil et l’information en ce qui concerne les dossiers individuels, au mieux des intérêts de ses mandants. Nous aidons nos adhérents à défendre leur dossier devant les diverses commissions qui examinent leurs demandes.

 

L'association est née dans le département de l'Isère en 1985. Des handicapés estimaient que leurs intérêts étaient mal défendus par les grandes associations, qu'il s'agisse de leur droit au travail, de l'obtention de leur carte d'invalidité, etc. Le comité s'est étendu à l'ensemble de la région Rhône-Alpes, puis dans toute la France. L’antenne locale de côte d’Or naquit en 2000.

 

Une de leurs victoires remonte à 2005, lorsque le Comité a défendu les personnes adhérentes des établissement et services d'aide par le travail (Esat) et en accueil de jour qui percevaient une allocation compensatrice pour tierce personne (ACTP) face au Conseil général du Rhône qui ne voulait plus leur verser l'intégralité de leur allocation. L’association eu gain de cause, si bien que le Conseil général a du leur rembourser l'intégralité des sommes non versées.

 

Quel partenariat possible avec Nouveau Souffle L’anti-chômage : aucun défini à l’heure actuel, mais probablement un petit soutien réciproque dans les actions de chacune des associations.

 

2) Compte-rendu de la rencontre entre l’association Nouveau Souffle L’Anti-chômage, et un nouveau journal local d’information, La Mère en gueule.

 

Nous avons reçu en mai 2011 Mr Julien Gonzales, rédacteur en chef du journal La mère en gueule.


La Mère en Gueule est un mensuel local d’information, d’enquête et d’analyse sur la Côte-d’Or. Ce journal veut « témoigner de l’évolution de Dijon et de l’ensemble de la Côte-d’Or. Passer en revue les ressources de sa vie sociale ou culturelle, politique ou associative, comme passer au crible les dysfonctionnements, malaises et dérives de sa vie démocratique. A travers ce journal mensuel, nous voulons créer un outil d’information critique pour tous et toutes. La Mère en Gueule est avant tout un journal accessible pour le  plus grand nombre, l’un des buts étant d’amener les gens à agir, à donner leur avis sur des sujets, des faits, des projets qui les concernent. Quelles ressources et quel travail reste-t-il des récents mouvements sociaux ? Quelles sont les initiatives locales de lutte, de solidarité et de cultures populaires ?

D’autre part, au travers de nos enquêtes, nous voulons tenter d’éclairer les coulisses du système économique, politique et culturel sur Dijon et la Côte-d’Or, montrer l’emprise des groupes financiers et des cartels industriels sur la région, dénoncer les projets et les politiques des élu-e-s et des responsables économiques de Côte-d’Or ... Bref, les pratiques d’une oligarchie locale avec qui la presse "bien pensante" s’entend pour ne pas trop les déranger.

Nous voulons donc construire un contre-pouvoir local dans la mouvance d’une presse alternative d’investigation. La Mère en Gueule se veut un canard "sérieux", documenté et non diffamatoire : il utilise les pratiques journalistiques de base (collecte d’info, recoupement des sources, déontologie). Il privilégie l’enquête de terrain et l’investigation contre l’usage systématique de la tribune d’opinion ».

Nous lui avons présenté les activités de notre association. Il nous a semblé bon de rencontrer une personne de ce journal, qui nous l’espéreront, parlera un peu plus des personnes précaires que ne le fait le reste de la presse locale.


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Lundi 8 août 2011 1 08 /08 /Août /2011 14:01

Le mouvement des indignés nous semble intéressant. Voici le site des Indignés de Dijon :

 

http://www.reelledemocratie-dijon.fr/

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Lundi 20 juin 2011 1 20 /06 /Juin /2011 14:50

Petit questionnaire à remplir : cliquez içi -> link

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Mercredi 25 mai 2011 3 25 /05 /Mai /2011 16:04

D'autres actions à venir sont en cours, venez nous rejoindre pour participer à leur mise en œuvre.

Ensemble, nous souhaitons évoquer la question du chômage, véritable fléau dévastateur.

 

    ARTICLES : 


L'effet énormément pervers d'Internet sur les progrès sociaux
 

Internet a contribué à la destruction des mouvements collectifs de défense corporatistes. Avant, quand les gens avaient un problème, ils devaient passer par une association locale ou un syndicat pour avoir des infos ou une aide. Cela entretenait ces associations et syndicats. Mais maintenant avec Internet, c'est le retour de l'individualisme. Au lieu d'aller voir une structure d'aide locale, de plus en plus de gens vont chercher leur réponse sur Internet (recherches d'infos, questions sur forum). Résultat, les associations locales d'aide et de lutte sont en train de disparaitre. Et avec elles les mouvements collectifs de défense corporatistes. Que ce soit pour les chômeurs, salariés, consommateurs, ou patients. C'est la mort des combats collectifs sociaux. Tous ne disparaissent pas en même temps. Mais à moyen terme, tous y passeront.
> Il faut réagir. Il faut dénoncer l'effet énormément pervers de ces forums. Il faut rappeler l'utilité des regroupements organisés des personnes au niveau local, en fonction du type de problème que le système leur inflige. Il faut rappeler qu'à plusieurs, les choses peuvent bouger, et les victoires obtenues profitent à tout le monde. On ne peut plus laisser continuer cette spirale de l'individualisme. Les forums sur Internet ne doivent servir que quand il n'y a pas d'autres solutions pour chercher une information.
 
Renaud.

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Retourner vivre chez papa et maman 

 

Des chiffres à couper le souffle : 

 

415 000 adultes vivent à nouveau chez leurs parents. 

 

POURQUOI ?

 

33 % suite à une rupture.

25 % à cause du chômage.

12 % à cause des difficultés financières.

 

De plus, selon une étude récente de l’INSEE une personne sur 20 déclare avoir déjà été privée de son logement. Dans 78 % des cas ces adultes sont relogés par un tiers, en réalité c’est surtout la famille, les parents qui offrent un logement provisoire.

Cette situation devrait s’aggraver avec l’augmentation du nombre de chômeurs longue durée et l’arrivée en fin de droits de centaines de milliers d’entre eux.

Cette nouvelle étape dans la vie de ces adultes est marquée par :

 

-         la culpabilité de demander de l’aide à leurs familles.

-         la perte d’autonomie et d’intimité.

-   la perte d’autorité surtout lorsqu’ils sont eux-mêmes parents chez leurs propres parents. Il y a donc risque de confusion intergénérationnelle.

-         le risque de malentendus entre fratries.

 

De nombreux magazines, loin de porter des jugements critiques face au dysfonctionnement de la société, expliquent les moyens d’améliorer les relations entre parents et enfants lors d’un retour non désiré.

Le seul bon point est l’entraide intergénérationnelle. Malgré tout, ne faudrait pas agir sur l’origine du problème, plutôt que sur ses conséquences ?

Etre conscient du chômage, de l’endettement des ménages sans rien faire ne réglera jamais cette grande précarité ! La fatalité n’est pas une fin en soi !

 

Beaucoup d’associations existent, encore faut-il en être informé. L’association Nouveau Souffle L’Anti-Chômage permet l’entraide intergénérationnelle entre chômeurs et personnes sensibilisées à la   précarité, dans une ambiance conviviale.

 

Claire.

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Notre association était également présente lors du dernier Café de l'emploi organisé par la ville de Dijon à la Péniche Cancale.

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     RENCONTRES :


L’Association Nouveau Souffle L’Anti-chômage désire faire connaître des associations humanitaires, socio-culturel ou social et s’inscrit actuellement dans une démarche de communication. Elle désire fédérer, rassembler …


1) Compte-Rendu de la rencontre entre l’association Nouveau Souffle L’Anti-chômage et l’association La bécane à Jules.


Nous avons reçu le 21 février 2011 M. Jean Christophe BARRE, Président de l’association « La Bécane à Jules ».


La Bécane à Jules est une jeune association créée en 2006 (dépôt de statut), l’activité s’est développée surtout à partir de 2008.

Le but premier étant de promouvoir le vélo en ville, de bénéficier d’un atelier et des outils. Ainsi les adhérents deviennent acteurs et peuvent donc participer à la réparation de leur bicyclette (découverte et apprentissage). Une personne est présente pour les aider et ils ne payent pas la main d’œuvre. D’autre part M. BARRE veut créer des emplois par le biais de son activité. « Le vélo est porteur de lien et il est intergénérationnel ».

Fort de 714 adhérents, l’association ne bénéficie d’aucune subvention et elle se fait connaître grâce aux bourses aux vélos (comme toutes les associations ils prennent 10 % de la vente) et à ses partenaires (EFFIA, DIVIA, PEL, IME Ste Anne, la PJJ, la SDAT). Le local est prêté par la Ville et ils donnent des cours d’agilité dans les écoles et les MJC (draisiennes).

Les objectifs de la Bécane à Jules :

 

-          Monter une école : cours d’apprentissage circulation en ville afin de rappeler aux cyclistes leurs droits et leurs devoirs. Cours de vélo aux enfants et adultes qui ne savent pas en faire. Ils recherchent une personne ayant le BAFA et de la pédagogie.

-          Développer des cours de mécanique dans les MJC, et centres de loisirs.

-          Accompagner et trouver un meilleur itinéraire pour les déplacements domicile-travail.

-          A long terme - une Maison du vélo et de l’éco-mobilité, et un centre de documentation sur les loisirs à vélo (pour 2012-2013). Egalement créer un lieu convivial (café-resto).

-          Entrer en contact avec le Conseil Régional pour remettre en place la formation CAP Cycle en Bourgogne.

 

Cette association s’inscrit dans une démarche d’économie sociale et solidaire, a déjà créé 7 emplois, et cherche à pérenniser ces emplois actuels par le biais de nouveaux partenaires (entreprises éco-responsables).

 

Comment lui est venue cette idée d’association ?

 

M. BARRE a découvert à Lyon « Pignon sur rue » ( http://www.pignonsurrue.org/ ) et il a tout simplement voulu développer le même concept à Dijon.                 

 

Exemple d’un projet en cours :

-          Leur local étant un hangar, M. BARRE aimerait trouver des mécènes et des bénévoles pour le restaurer. Ils vont réaliser des plaquettes pour informer de leur projet.

 

Quel partenariat possible ?

 

-          Promotion de notre association par le biais de flyers disponibles dans leur local.

-          Nous sommes invités à participer à la prochaine bourse aux vélos, qui aura lieu le 2 avril de 10h à 18h, et le 3 avril de 10h à 16h : moment d’échange et aide à l’organisation.

 

Claire.

 

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2) RENCONTRE AVEC DENIS CLERC, fondateur d'Alternatives économiques : Entrevue du 02 MARS 2011 :
 

Parcours d’Alternatives Economiques:

 

Dans les années 80, beaucoup de gens pensaient que le chômage serait une parenthèse, que ça n'allait pas durer, que ce n’était qu’une conséquence temporaire du choc pétrolier.

Mais à l’époque, certaines personnes étaient plus inquiètes, dont un groupe d’économistes qui eurent l’idée de créer Alternatives Economiques, suite à une déclaration du 1er ministre de l'époque, Raymond Barre, qui prétendait que le chômage n'existait pas, que des emplois, il y en avait encore pour absolument tout le monde.

De plus à ce moment-là, il n’existait que très peu de journaux à caractère économique. Seul l'Expansion existait, mais à destination de cadres. Les fondateurs d’Alternatives Economiques voulaient proposer au public un journal plus accessible, et surtout, qui ne se contentait pas de relater les évolutions économiques, mais qui analysait aussi les conséquences réelles sur la population.

Au départ, le journal devait s'appeler Nouvelle Donne, et financé par Télérama. Les aspects de rentabilité et aspects sociaux furent sérieusement pris en compte.

Au départ, le groupe qui fabriquait le journal n’était qu’une association composée de bénévoles. En 1984, ils purent commencer à embaucher quelques salariés.

L'association devient alors une coopérative ouvrière. Les salariés sont les actionnaires, ce qui permet à tous les salariés d’avoir la même part de décisions. Mais ce mode de financement a l’inconvénient de ne pas laisser vraiment de sécurité financière au cas de gros soucis.

 

Depuis quelques années, les mêmes personnes ont fondé la revue Alternatives Internationales, qui analyse la situation générale des autres pays, un peu comme le Monde diplomatique.

 

L’avis de Denis Clerc concernant le chômage :

 

La durée du chômage d’un individu est un handicap supplémentaire. Bien souvent, les personnes déjà installé dans un emploi ont paradoxalement plus d’opportunités d’embauches que les chômeurs …

S’ils veulent rester « compétitifs »,  les demandeurs d’emplois ont plutôt intérêt à accepter aussi les emplois précaires. Statistiquement, les probabilités de retrouver un emploi sont ainsi plus fortes.

 

Le gouvernement devrait s'en occuper bien plus des demandeurs d’emplois. D’autant plus que le plein emploi n’est pas prêt de revenir bientôt. Ils donc en attendant mettre en place d’autres mesures : peut-être s’inspirer de l’expérience danoise, dont le principe est de donner la même rémunération à un salarié qui débute, qu’à un salarié en fin de carrière.

Le chômage devrait être considéré comme une urgence sociale, puisqu’il manque 4 millions d’emplois.

 

Comment concilier l'économie et le social ? :

 

-         Par le développement des coopératives ouvrières.

-         Par des négociations collectives.

Il faudrait modifier des lois pour rendre cela possible.

Ensuite, le RSA socle devrait être ouvert aux moins de 25 ans.

D’autre part, les heures supplémentaires ne devraient pas être subventionnées. La France est le seul pays à le faire … conséquence : pas d'embauche en plus des renouvellement de personnels.

Enfin il faudrait peut-être garantir aux demandeurs d’emplois de longues durée un emploi temporaire.

 

                                                                           Propos de Denis Clerc.


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